EN DIRECT - Moyen-Orient: les États-Unis pas impliqués dans les discussions avec Oman, dit l'Iran

EN DIRECT - Moyen-Orient: les États-Unis pas impliqués dans les discussions avec Oman, dit l'Iran

Le Moyen-Orient sort d'une troisième nuit consécutive sans frappes. Aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran depuis le 24 juillet au soir. De son côté, l'Iran n'a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington. Alors que Washington a dit vouloir laisser une chance à la diplomatie, Téhéran a affirmé « à l'heure actuelle, [n'être] engagé dans aucune négociation avec les États-Unis ».

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Ce qu'il faut retenir

► Dans la nuit du 26 au 27 juillet, aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran . La République islamique n'a pas revendiqué d'attaque contre les pays du Golfe alliés des États-Unis. Dimanche, l'ambassadeur des États-Unis aux Nations unies a également déclaré que Donald Trump laissait « de la place » pour les négociations .

► Alors que Washington a martelé dimanche que « les négociations se poursuivent », le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï a affirmé lundi 27 juillet que, « à l'heure actuelle », l'Iran n'est « engagé dans aucune négociation avec les États-Unis » . « Les affirmations selon lesquelles l'Iran aurait demandé des négociations sont des inventions que la partie adverse diffuse de temps à autre », a-t-il ajouté.

► ⁠Un ⁠navire ​pétrolier ​a explosé dans le détroit ​d'Ormuz ‌après ⁠avoir ‌heurté une mine, ⁠a rapporté, dimanche 26 juillet, l'agence de ​presse ‌iranienne Tasnim. Le navire ‌avait quitté ​la trajectoire désignée par l'Iran pour ​traverser ​le ​bras de ​mer, a ajouté l'agence iranienne.

L'Arabie saoudite accuse des groupes pro-iraniens d'avoir visé son territoire depuis l'Irak

Le ministère de la Défense saoudien indique avoir intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières ce lundi 27 juillet. Le ministère accuse des groupes armés soutenus par l'Iran d'être à l'origine de cette attaque. Les groupes armés pro-iraniens basés en Irak n'ont revendiqué aucune attaque dans la région depuis la reprise de ces affrontements entre les États-Unis et l'Iran au début du mois de juillet.

Ryad a appelé Bagdad à « prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression » .

Ce nouvel incident survient alors que les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont pour leur part revendiqué lundi des attaques de drones contre les infrastructures pétrolières saoudiennes. Ils affirment riposter à des incursions de drones du royaume du Golfe. Les Houthis avaient déjà ciblé samedi des sites pétroliers saoudiens en riposte à des frappes de Ryad. Après quatre ans de trêve entre les deux pays, l'Arabie Saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite, et les rebelles houthis ont repris les hostilités le 13 juillet.

L’Iran dit qu’«aucune négociation avec les États-Unis» n’est engagée «à l’heure actuelle»

La diplomatie iranienne a affirmé lundi qu'elle ne menait actuellement aucune négociation avec les États-Unis, malgré l'arrêt récent des combats entre les deux pays.

« Des médiateurs peuvent nous transmettre des messages de la part des Américains concernant les évolutions actuelles dans la région. Mais à l'heure actuelle, nous ne sommes engagés dans aucune négociation avec les États-Unis , a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Les affirmations selon lesquelles l'Iran aurait demandé des négociations sont des inventions que la partie adverse diffuse de temps à autre. »

Washington avait affirmé dimanche 26 juillet que « les négociations se poursuivaient ».

🎧 Le prix de l'essence toujours au cœur des préoccupations à New York

Alors que l'on se rapproche des élections de mi-mandat prévues en novembre aux États-Unis, les Américains restent toujours confrontés à la fluctuation des prix de l’essence. L’incertitude autour de la suite des événements ne rassure pas les marchés mondiaux. Les automobilistes rencontrés à New York sont obligés de s’adapter. Reportage de notre correspondant à New York, Gwendal Lavina .

Le pétrole chute avec l'accalmie des frappes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole sont en forte baisse lundi, le Moyen-Orient sortant d'une troisième nuit consécutive sans frappes entre l'Iran et les États-Unis. Cette accalmie rassure les marchés sur la possibilité d'une solution diplomatique.

Vers 9h30 TU, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dégringolait de 8,52%, à 88,53 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, tombait de 7,32%, à 82,77 dollars. Cependant, « cela n'a pas encore entraîné de reprise significative du trafic de navires passant par le détroit d'Ormuz », ont souligné les analystes d'ING.

L'Iran dit avoir convoqué l'ambassadeur français pour «ingérence»

L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour « ingérence », a indiqué lundi ce dernier, dans un contexte de tensions entre les deux pays.

L’Iran reproche aux deux diplomates, brièvement détenus le 19 juillet dernier, d'avoir rencontré des personnes recherchées par les services de sécurité. Ils ont donc été interrogés pendant plusieurs heures avant d'être renvoyés à l'ambassade de France. Paris, de son côté, assure que les agents, dont l'un a été frappé durant son interrogatoire, se contentaient de participer à un programme de soutien à la société civile iranienne.

« Ce régime tente par tous les moyens de décourager la France de continuer à soutenir le peuple iranien », a déclaré Jean-Noël Barrot dans une interview le 23 juillet. Un acte qui ne pourra pas rester « sans conséquence », a-t-il promis, même si la convocation du chargé d'affaires iranien en début de semaine reste la seule mesure de rétorsion rendue publique à ce jour.

L'Iran affirme que les États-Unis ne sont pas impliqués dans les discussions avec Oman

La diplomatie iranienne a affirmé lundi que les États-Unis n'étaient pas impliqués dans les récentes discussions avec Oman sur l'administration du détroit d'Ormuz, au cœur des tensions.

« Ces discussions n'ont aucun lien avec les États-Unis. Il s'agit d'une affaire bilatérale entre l'Iran et Oman et elles se poursuivent », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire, ajoutant que la voie maritime « reste fermée ».

L'Iran met en garde contre des conséquences «imprévisibles» après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires

L'Iran a mis en garde l'Ukraine lundi contre des conséquences « imprévisibles » après l'attaque, ce week-end, d'un de ses navires en mer Caspienne, attribuée à Kiev.

« Cette action de l'Ukraine était un acte absolument illégal et injustifié, contraire à la Charte des Nations unies, ainsi qu'un acte d'aventurisme dangereux qui ne restera certainement pas sans réponse de notre part », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d'un point de presse hebdomadaire, en ajoutant que les conséquences de l'attaque seraient « assurément imprévisibles ».

Les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'État.

« La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour », a indiqué un correspondant de la télévision d'État depuis le Golfe.

Le CentCom recommande l'arrêt des bombardements près du détroit d'Ormuz, selon Axios

Selon l'agence de presse américaine Axios , le chef du commandement régional des États-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom) a recommandé l'arrêt des bombardements près du détroit d'Ormuz, car les opérations auraient atteint les limites de leur efficacité.

Pour la troisième nuit consécutive, les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran, pour « laisser la place aux négociations qui se poursuivent », a déclaré dimanche l'ambassadeur américain à l'ONU.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans notre live sur la guerre au Moyen-Orient de ce lundi 27 juillet. Si vous avez manqué des informations, n'hésitez pas à retrouver notre couverture du conflit entre l'Iran et les États-Unis sur rfi.fr .

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