Incendies en France: dans les zones dévastées de Fontainebleau, le travail de fourmis des pompiers face aux «feux zombies»

Incendies en France: dans les zones dévastées de Fontainebleau, le travail de fourmis des pompiers face aux «feux zombies»

Les deux incendies en forêt de Fontainebleau, qui ont parcouru plus de 2 050 hectares, étaient « fixés » mais pas encore éteints, ce vendredi 17 juillet 2026. Partout dans le massif, les pompiers restent mobilisés pour éteindre les points chauds et les reprises d'incendie. Leur travail : repérer et éteindre ces feux qui couvent sous terre. Un véritable travail de fourmis.

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« Je suis allé de l'autre côté du chemin parce que ça fumait fort en hauteur » : de retour au camion, un pompier fait le point à son capitaine. Autour d'eux, dans cette forêt de Fontainebleau , dans le sud de l'Île-de-France, les hommes font face à un territoire dévasté. Tout a brûlé. Il ne reste que des rochers et des arbres calcinés à perte de vue.

Ce vendredi 17 juillet, ils sont une vingtaine à arpenter le secteur. Leur mission ? Quadriller la zone à la recherche du moindre point chaud. « L'idée, c'est d'aller chercher toutes les fumerolles à la main, de les refroidir, d'aller gratter », explique le capitaine Fabien de Abreu Lopes.

Alors, les hommes se répartissent en groupes. Et très vite, l'un d'eux repère de la fumée qui s'échappe des hauteurs du massif, au milieu d'un chaos rocheux. Ils interviennent immédiatement pour noyer ce qu'on appelle des « feux zombies ». Ils sont équipés de pelles et de gilets remplis d'eau pour accéder dans les lieux les plus reculés, là où les camions ne passent pas. Face à cette fumée qui s'échappe d'un trou dans le sol, ils se mettent donc à creuser.

« Le feu court là-dedans »

Ce genre de danger lors d'un incendie est caractéristique de la forêt de Fontainebleau et de son sol tourbeux. « Vous voyez ? On voit que le bois, là, c'est une racine et qu'elle est brûlée alors que pourtant, elle était enterrée. Et du coup, le feu court là-dedans. C'est ce qu'on voit partout : un feu zombie, mourant, mais il court dedans », détaille le capitaine.

Ce genre de feu, certes mourant, représente de vrais risques. Car il pourrait conduire à une reprise de feu. Encore ce 17 juillet, même si la situation « s'améliore », les pompiers ont constaté la « réactivation » de plusieurs points chauds. Et avec les conditions actuelles, le vent, entre autres, « pourrait permettre l'éclosion d'un nouvel incendie et, avec d'autres conditions, une propagation », rappelle Fabien de Abreu Lopes.

Ce travail s'annonce long et fastidieux. Selon les autorités, il va durer des jours, voire des semaines.

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