
En Chine, les purges anticorruption du président Xi Jinping se poursuivent et ont fait une nouvelle victime au sein du Parti communiste chinois (PCC) : Ma Xingrui, l’un des membres les plus éminents du bureau politique, a été exclu.
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Il s’agit de la troisième purge au sein du cœur de l’appareil décisionnaire chinois depuis 2022. Cette fois, c’est Ma Xingrui, un membre influent du bureau politique du PCC, qui en a été victime.
Une enquête avait été ouverte en avril : l’homme a été accusé d’avoir accepté des pots-de-vin et des faveurs sexuelles. Ma Xingrui aurait favorisé « une corruption familiale à grande échelle », selon les accusations publiées par les médias d’État, citant l’organe anticorruption du Parti.
La liste des méfaits reprochés à l’ancien secrétaire général de la province du Xinjiang serait longue : il aurait accepté des cadeaux et de l’argent, aidé des membres de sa famille à acheter des maisons à des prix largement inférieurs à leur valeur réelle, et bénéficié de faveurs sexuelles.
Une descente aux enfers pour cet homme de 67 ans, autrefois surnommé « le jeune maréchal de l’industrie aérospatiale » par Le Quotidien du Peuple , journal officiel du Parti. Ma Xingrui avait gravi les échelons grâce à son rôle dans le programme spatial chinois avant d’être nommé, en 2021, à la tête du Xinjiang.
Cette province, connue pour la répression violente de la minorité musulmane ouïghoure , avait été secouée par des manifestations en 2022, en pleine pandémie.
L’exclusion de Ma Xingrui rappelle une nouvelle fois que, sous Xi Jinping, le bureau politique – un organe autrefois intouchable au sein du Parti – n’offre plus aucune protection à ses membres.
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