
À Madagascar, depuis l’arrivée au pouvoir de la junte, des perquisitions polémiques, parfois menées par des hommes se réclamant du président lui-même, se multiplient. La dernière date du 9 juillet 2026 chez des ressortissants étrangers. Des affaires qui embarrassent jusqu'au sommet de l'État.
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Avec notre correspondant à Antananarivo, Aurélie Kouman
Elles sont devenues monnaies courantes sous le régime de la Refondation. Depuis l'arrivée au pouvoir du colonel Randrianirina en octobre dernier, les perquisitions polémiques se multiplient. Elles visent en priorité les proches de l' ex-président Andry Rajoelina , des chefs d'entreprise, anciens ministres ou personnalités politiques.
Certaines sont menées à une heure du matin, en dehors des heures légales. Officiellement, les autorités évoquent des atteintes à la sûreté de l'État. Mais le phénomène inquiète tant qu'en février dernier, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, appelait déjà les Malgaches à dénoncer ces abus. Depuis, plusieurs militaires ont été condamnés à de la prison ferme.
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Appel à l'arrestation des imposteurs
Illustration récente, ce 9 juillet, à Ambohibao, en périphérie d'Antananarivo. Une vingtaine d'hommes cagoulés, dont certains armés, font irruption chez des ressortissants chinois.
Ils affirment agir sur ordre de la présidence. Se présentent comme des gendarmes, et ne montrent aucun document. À la sortie : plus de 200 millions d'ariarys, environ 40 000 euros, ainsi que des devises et des bijoux.
La présidence dément et appelle à l'arrestation de ceux qu'elle qualifie d'imposteurs.
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