
Les Américains et Iraniens ont poursuivi leurs attaques mutuelles lundi 13 juillet. Les États-Unis ont annoncé avoir bombardé pour la deuxième journée consécutive des « dizaines de cibles » quand Téhéran a dit frapper des bases utilisées par les Américains en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
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Ce qu'il faut retenir
► Les forces américaines ont visé lundi 13 juillet « des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones , ainsi que de petites embarcations », a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
► Il y a au moins un mort et 4 blessés ce matin dans de nouvelles frappes menées par les États-Unis en Iran . C’est la quatrième série de bombardements en une semaine.
► De leur côté, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir frappé des bases utilisées par les États-Unis en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït .
►L'Iran affirme que les frappes américaines ont « réduit à néant » les efforts diplomatiques des derniers mois. Donald Trump a déclaré vendredi avoir accepté de continuer les discussions avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre, mais que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était bel et bien « terminé » à présent.
Un média iranien fait état d'explosions près du détroit d'Ormuz
Une agence de presse iranienne a fait état d'explosions d'origine inconnue survenues dans deux zones du sud de l'Iran, près du détroit d'Ormuz, où se poursuivent les échanges de frappes entre l'Iran et les États-Unis. « Des médias et des habitants ont rapporté avoir entendu lundi à midi des explosions près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm », dans le sud du pays, a indiqué l'agence Mehr. « Ces explosions, localisées loin de la ville, semblent provenir de la côte ouest de Bandar Abbas », a-t-elle précisé, ajoutant que « des affrontements sont également possibles dans le Golfe », entre Téhéran et Washington.
Les États-Unis utilisent pour la première fois des drones maritimes kamikazes lors de frappes sur l'Iran
Le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré avoir utilisé « pour la première fois des drones aériens et maritimes d’attaque à usage unique » lors des frappes menées dimanche 12 juillet contre l’Iran. Le communiqué de presse n’a pas précisé le type exact de drones, ni leur nombre. À propos des drones maritimes, les États-Unis ont testé plusieurs types, selon l’analyste Carl Schuster, ancien directeur du Centre de renseignement interarmées du Commandement américain du Pacifique, interrogé par la chaîne américaine CNN. « Le plus adapté aux frappes à sens unique est le navire de surface sans équipage (USV) de classe Fleet », précise l'analyste militaire. Ces engins ont été conçus pour des missions de lutte contre les mines ou de lutte anti-sous-marine, mais ils pourraient être adaptés à des frappes suicides.
L'Iran dit poursuivre les consultations avec les médiateurs afin de «prévenir une escalade» avec les États-Unis
L'Iran a indiqué lundi poursuivre les tractations diplomatiques avec le Qatar, le Pakistan et Oman, pays médiateurs, afin de « prévenir une escalade » avec les États-Unis, en pleine reprise des hostilités entre les deux pays belligérants. « Le rôle des médiateurs est de poursuivre leurs efforts pour prévenir une escalade des tensions », a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï, ajoutant que son pays avait été en contact « ces derniers jours » avec le Qatar et Oman, deux pays visés militairement par Téhéran, ainsi que le Pakistan.
L'Iran renoncera à respecter le protocole d'accord si les États-Unis ne tiennent pas leurs engagements
L'Iran a averti qu'il ne se considérerait plus lié au protocole d'accord conclu en juin avec les États-Unis si ce dernier ne respectait pas ses engagements pris en vue de mettre fin à la guerre. « Chaque fois que l'autre partie a manqué à ses obligations, nous n'avons pas respecté les nôtres (...) Nous continuerons d'agir de la même manière », a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors d'une conférence de presse à Téhéran à laquelle assiste l'AFP, après une reprise des hostilités entre les deux pays belligérants.
Pas de levée de sanctions européennes tant que Téhéran ne renonce pas à son programme nucléaire, assure le chef de la diplomatie française
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a assuré qu'il n'y aurait « aucune levée de sanctions » européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et ses actions déstabilisatrices dans la région. « Il n'y aura aucune levée de sanctions sur le régime iranien tant qu'il n'aura pas renoncé à son programme nucléaire, renoncé à son projet révolutionnaire qui déstabilise sa région, renoncé à son programme de missiles balistiques dont certains pourraient un jour être en capacité de viser l'Europe », a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFM TV/RMC. « Et tant qu'il n'aura pas rendu aux Iraniens la liberté de construire leur propre avenir », a-t-il ajouté.
🔍L'Iran joue l'escalade face aux États-Unis en frappant cinq pays du Golfe
Désormais, l'Iran joue l'escalade. Jusque-là, ces dernières semaines, la réponse iranienne était limitée à des frappes contre les bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Mais depuis ce matin, ce sont des bases américaines dans cinq pays de la région, non seulement le Koweït et Bahreïn, mais aussi au Qatar, en Jordanie, et aux Émirats qui ont été visés de manière particulièrement intense, notamment en Jordanie et aux Émirats arabes unis, désormais considérés comme un ennemi direct de l'Iran, rapporte notre correspondant dans la capitale iranienne, Siavosh Ghazi .
Autre position de Téhéran : pas question de laisser passer désormais des navires marchands dans le détroit d'Ormuz tant que les Américains ne respecteront pas leur accord. L'accord a été conclu entre l'Iran et les États-Unis à Islamabad, ça a été dit non seulement par les gardiens de la révolution, mais aussi par le négociateur en chef qui négocie avec les Américains, Mohammad Baghar Ghalibaf, qui a affirmé que les États-Unis devaient respecter l'accord qui a été conclu entre l'Iran et les États-Unis, notamment le contrôle de l'Iran sur le détroit d'Ormuz.
L'Iran revendique de nouvelles frappes contre Oman et Bahreïn
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. « Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit » des radars dont l'un de détection des navires à Oman, a indiqué le texte publié sur Sepah News.
Le cours du pétrole bondit après la reprise des frappes entre les États-Unis et l'Iran
Les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse lundi après la reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,85% à 78,94 dollars vers 3 h 40 TU lundi. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en août, grimpait de 3,84% à 74,15 dollars.
En Jordanie, l'armée annonce avoir abattu quatre missiles iraniens
L'armée jordanienne a annoncé avoir abattu quatre missiles iraniens au-dessus du pays, que Téhéran a dit viser en représailles à des frappes américaines. « À l'aube aujourd'hui, les systèmes de défense aérienne ont intercepté et abattu quatre missiles qui avaient pénétré dans l'espace aérien jordanien en provenance du territoire iranien », a indiqué une source officielle de l'état-major jordanien, ajoutant qu'aucun blessé ni dégât matériel n'était à signaler.
🔍Les États-Unis pris dans un conflit dont ils n’arrivent pas à se sortir
Cette nuit, les Américains assurent avoir ciblé des sites militaires et des bateaux des Gardiens de la révolution afin d’empêcher les Iraniens de lancer des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime, l’Iran en a annoncé la fermeture, même si Donald Trump, lui, continue d’affirmer qu’il est bel et bien ouvert. C’est ce qu’il a déclaré hier encore lors d’une intervention sur la chaîne NBC, rapporte Loubna Anaki , notre correspondante à New York.
Le président américain, qui, il y a moins d’un mois à peine, se félicitait de la réouverture du détroit avec ce message « Que le pétrole coule à flots », semble à nouveau empêtré dans un conflit dont il n’arrive pas à se sortir. Certains experts et d’anciens responsables politiques aux États-Unis, estiment que cette situation était prévisible après l’accord conclu entre Washington et Téhéran en raison du langage très vague utilisé dans le texte, notamment sur la question du contrôle du détroit d’Ormuz.
L'armée du Koweït dit combattre des «cibles aériennes hostiles»
L'armée du Koweït a annoncé être en train de combattre des « cibles aériennes hostiles », après que l'Iran a dit avoir visé deux bases aériennes dans l'émirat en riposte à des bombardements américains. « Les forces armées combattent actuellement des cibles aériennes hostiles dans l'espace aérien koweïtien », a indiqué l'état-major du pays, cité par l'agence officielle Kuna.
L'armée américaine affirme avoir visé «des dizaines de cibles» en Iran
Depuis minuit et demi, heure de Téhéran (21 heures TU), l'armée américaine a effectué une nouvelle série de frappes contre l'Iran. Un peu plus de cinq heures plus tard, elle a finalement annoncé y avoir mis fin. Les forces américaines « ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcation s », a rapporté le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
D'après des médias d'État iraniens, ces bombardements ont visé de vastes zones de l'ouest et du sud de l'Iran, notamment l'île de Qeshm et Bandar Abbas, au niveau d'Ormuz, mais aussi la province du Khouzistan frontalière de l'Irak. Quant à Mahchahr, au sud-ouest du pays, une frappe américaine y a tué au moins une personne et fait quatre blessés, selon un responsable local cité par l'agence officielle Irna.
Les Gardiens de la révolution iraniens disent avoir frappé des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de Téhéran, ont affirmé ce lundi avoir frappé des bases américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, selon l'agence officielle Irna, les États-Unis ayant eux attaqué « des dizaines de cibles » en Iran. Dans des messages successifs citant des communiqués des Gardiens, Irna fait état d'attaques contre la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, le centre de commandement de drones américain à Bahreïn, ainsi que les bases d'Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït.
Bonjour à toutes et à tous,
Bonjour à toutes et à tous,
Bienvenue dans notre live sur la guerre au Moyen-Orient de lundi 13 juillet. Si vous avez manqué des informations, n'hésitez pas à retrouver notre couverture du conflit entre l'Iran et les États-Unis sur rfi.fr .
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