
Après avoir remporté la province Sud - la plus riche et la plus peuplée des trois provinces néo-calédoniennes - lors des élections provinciales organisées le 28 juin dernier, les non-indépendantistes ont conquis le Congrès, l’assemblée délibérante de l’archipel, vendredi 10 juillet. S'ils n’avaient pas la majorité, ces derniers ont réussi à rallier à eux l’Éveil océanien, un parti charnière, au grand dam des indépendantistes.
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Avec notre correspondante à Nouméa, Charlotte Mannevy
Élue du Rassemblement - Les Républicains, l'une des branches dures des non-indépendantistes néo-calédoniens, Virginie Ruffenach a été élue à la présidence du Congrès de Nouvelle-Calédonie , vendredi 10 juillet, grâce aux quatre voix du parti L’Éveil océanien. Une alliance de circonstance entre deux mouvements que tout oppose, à commencer par l’essentiel...
« Nous n'avons pas la même vision avec l'Éveil océanien sur l'avenir institutionnel de l'île. Mais nous avons mis cela de côté pour constituer une majorité de relance et de reconstruction, dans une période qui est sans doute la plus difficile de l'histoire récente de la Nouvelle-Calédonie », a-t-elle notamment déclaré.
« Pas de stabilité dans le bloc indépendantiste »
Du côté de l’Éveil océanien, on assure avoir tout tenté pour construire une majorité avec les indépendantistes. Mais le défi s’est révélé impossible à relever, selon son président Milakulo Tukumuli : « On considère que les conditions dans le bloc indépendantiste en termes de stabilité ne sont pas réunies », a assuré celui-ci.
Opposés sur la question institutionnelle, l’Éveil océanien et les non-indépendantistes le sont aussi sur les choix de société. « Milakulo est fondamentalement socialiste. Mais, pour ne rien vous cacher, cela aurait été plus difficile pour nous de subir une majorité totalement socialiste avec l'Éveil océanien et le FLNKS », concède toutefois Nicolas Metzdorf, député et élu du Congrès.
Reste la question de savoir combien de temps tiendra cet attelage... Les concernés le promettent, il durera tout le temps de la mandature, soit cinq ans. Mais rien n’est gravé dans le marbre, la présidence du Congrès étant soumise au vote des élus tous les ans.
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