
« C’est l’action qui nourrit la pensée, la théorie nourrit l’agir. Je viens de là. » Metteuse en scène, afro-féministe, Rébecca Chaillon s’entrechoque avec la sexualité, le genre, l’identité raciale, mais aussi avec la faim, le ventre, la nourriture, le cannibalisme amoureux… En 2026, Chaillon revient au Festival d’Avignon avec « La Parabole du Seum », un nouveau manifeste dystopique et artistique contre les violences grossophobes, queerphobes, transphobes et racistes.
Publié le :
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Une extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Fille d’une mère fonctionnaire à la Sécurité sociale et d’un père fonctionnaire à la SNCF, tous les deux Martiniquais, Rébecca Chaillon est née en 1985 dans le « 93 », à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Elle a cinq frères et sœurs. Habitée par la rage, la metteuse en scène et autrice n’a pas baigné dans une culture théâtrale pendant son enfance. Après avoir étudié le théâtre à la Sorbonne, à Paris, elle se forme surtout par les mouvements d’éducation populaire.
« Carte noir nommée désir »
Aujourd’hui, elle est devenue un emblème et une porte-parole du mouvement queer et afro-féministe dans l’univers du théâtre. Le Festival d’Avignon est depuis une vingtaine d’années une très importante source d’inspiration pour elle. En 2021, y présentant sa pièce Carte noire nommée désir sur les corps et les identités afro-féminines hors normes, elle et ses performeuses ont subi des agressions verbales et physiques à caractère raciste. En même temps, ce scandale a mis en lumière les engagements de cette performeuse de la provocation pour les bonnes causes qu’elle défend depuis toujours.
Newsletter Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail
Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Sur le même sujet
Le 80e Festival d’Avignon affronte le Mal, invite la langue coréenne et défend la culture
80e Festival d'Avignon: «Le théâtre pose des questions et ne donne pas de réponses» pour Tiago Rodrigues