EN DIRECT - Moyen-Orient: l'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

EN DIRECT - Moyen-Orient: l'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a accusé jeudi 25 juin l'Otan de « complicité » contre l'Iran, après que le secrétaire général de l'Otan a affirmé que « 500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie » pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine Epic Fury lancée contre l'Iran le 28 février. Alors que des négociations de paix entre le Liban et Israël sont en cours à Washington, le Hezbollah a accusé Israël de nouvelle violation de la trêve après une frappe meurtrière dans le sud du Liban.

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Ce qu'il faut retenir

► Le porte -parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi 25 juin l'Otan de « complicité » dans la « guerre d'agression illégale » lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël. Il a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui « 500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie » pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine Epic Fury qui a marqué le début de la guerre contre l'Iran le 28 février.

► Alors qu' Israël et le Liban sont réunis à Washington pour une cinquième session de négociations , le président libanais Joseph Aoun a rappelé qu'il s'opposait à toute occupation israélienne dans le sud du pays . Le Hezbollah a accusé Israël d'une nouvelle violation du cessez-le-feu mercredi, après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du Liban, au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens.

► Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé mercredi que Washington serait « complètement aligné » avec ses alliés du Golfe dans ses discussions avec l'Iran, alors que les États-Unis s'efforcent d'arracher un règlement durable de la guerre au Moyen-Orient. Ces États, qui accueillent des bases militaires américaines, ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne.

Les Gardiens de la Révolution menacent de répondre par des «mesures appropriées» à toute tentative de traversée d'Ormuz

Ce passage maritime large d'une trentaine de kilomètres entre l'Iran et Oman est ultra-stratégique : 20% du commerce mondial d'hydrocarbures y transitait avant la guerre. « Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie », a averti jeudi le secrétaire d'État américain, Marco Rubio.

La situation semble aussi se tendre entre l'Iran et son voisin d'en face. Oman a annoncé l'ouverture d'un « corridor maritime temporaire » présenté comme une initiative concertée avec l'ONU. Mais les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont menacé de répondre par des « mesures appropriées » à toute tentative de traversée sans leur autorisation préalable.

Le pétrole baisse à des niveaux comparables à ceux d'avant la guerre au Moyen-Orient

Les cours du pétrole baissent encore, retombant à des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le marché prévoyant une offre très importante par rapport à la demande.

Vers 09h50 TU (11h50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perd 1,49% à 72,64 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombe de 1,21% à 69,49 dollars.

57 navires ont traversé le détroit d’Ormuz depuis le 23 juin dans le cadre du plan d’évacuation de l’ONU

D'après les derniers chiffres publiés par l’Organisation maritime internationale (OMI) dans la matinée, 57 navires transportant environ 1 100 marins ont traversé le détroit d’Ormuz depuis le 23 juin dans le cadre d’un plan d’évacuation de l’ONU lancé cette semaine.

Les États-Unis veulent un accord avec l'Iran, mais pas à «n'importe quel prix», dit Rubio

Le chef de la diplomatie américaine, qui effectue sa première tournée régionale depuis la signature entre les États-Unis et l'Iran d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a déclaré que les États-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas « à n'importe quel prix ». « Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté », a poursuivi Marco Rubio, devant ses pairs des pays du Golfe.

En Iran, des cérémonies de l'Achoura au parfum de guerre

Des milliers d'Iraniens participent jeudi à des processions religieuses à l'occasion de l'Achoura, une date clé pour les musulmans chiites commémorée cette année dans le contexte particulier de la guerre contre les États-Unis. Chaque année, autour du dixième jour du mois musulman de Moharram, les chiites, majoritaires en Iran, célèbrent le deuil de l'Achoura qui marque l'anniversaire du martyre de Hussein, troisième imam et figure centrale de l'islam chiite.

Les musulmans chiites considèrent la mort d'Hussein il y a plus de 13 siècles comme un symbole de la lutte contre l'injustice. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l'imam Hussein avait appris aux croyants à « rester fermes face à l'oppression ». « Nous ne devons ni commettre d'injustice, ni l'accepter, ni rester silencieux face à elle », a-t-il écrit sur X, une semaine après la signature d'un protocole d'accord avec les États-Unis pour mettre fin aux hostilités.

L'Achoura a en effet cette année en Iran un caractère particulier après la guerre déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes, qui a fait des milliers de victimes, dont le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, au pouvoir depuis près de 37 ans.

Des musulmans chiites iraniens participent à un rituel de deuil à la veille de l'Achoura, le jour le plus sacré du calendrier chiite, à Téhéran, en Iran, le 25 juin 2026. © Majid Asgaripour/WANA

Rubio avertit que la mise en place de péages à Ormuz pourrait «se propager» à d'autres passages maritimes

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a réitéré jeudi le refus de Washington d'une mise en place de péages dans le détroit d'Ormuz, en affirmant qu'elle pourrait engendrer un « chaos total ».

« Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie », a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).

🎧 Amiral Éric Lavault: «Il faut s'assurer que le détroit d'Ormuz n'est pas miné»

Amiral Eric Lavault , ancien amiral responsable de la maitrise des fonds marins au sein de la Force d'action navale (Fan) à Toulon, ancien chef des plongeurs-démineurs de la Marine nationale, est l'invité de RFI ce 25 juin. Après la guerre en Iran, le détroit d'Ormuz est au centre de l'attention. La sécurisation et le déminage du détroit seront indispensables.

Écoutez-le au micro d' Arnaud Pontus ici ⬇️

🔎 L'Inde inquiète pour ses marins avec l'évacuation du détroit d'Ormuz

New Delhi a payé un lourd prix économique et humain. L’Inde fournit 17 % des équipages mondiaux, plus 15 000 de ses marins naviguent dans le Golfe. Trois d'entre eux ont été tués en mer lors du bombardement américain d'un pétrolier.

Lisez l'article ici ⬇️

L'armée israélienne annonce la mort d'un soldat lors d'une «activité opérationnelle» dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé jeudi la mort d'un de ses soldats dans le sud du Liban, tué quand le véhicule qu'il conduisait s'est retourné. Le « sergent-chef Bassel Suied, 32 ans », était chauffeur, a-t-elle précisé. Au total, 37 soldats et un contractuel israéliens ont été tués dans le sud du Liban, dont Israël occupe une partie du territoire depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien en mars.

Le baril de Brent retrouve son niveau d'avant la guerre

Le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, est passé jeudi sous les niveaux enregistrés avant le début de la guerre au Moyen-Orient, le marché se montrant optimiste avec la reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz.

Vers 04h20 TU, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,67%, à 72,51 dollars. Le baril pour livraison en août a même atteint 72,44 dollars au cours des échanges, en dessous de sa clôture à 72,48 dollars le 27 février, la veille du conflit déclenché par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont mis en garde jeudi contre toute traversée du détroit d'Ormuz sans leur autorisation et menacé les navires ne s'y conformant pas de « mesures appropriées ».

L'avenir du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce et de facto verrouillé par l'Iran pendant la guerre, reste un contentieux dans les pourparlers entre Téhéran et Washington. L'Iran réfléchit à l'imposition de « droits de redevance », qui n'existaient pas avant la guerre, tandis que les États-Unis s'y opposent, arguant qu'il s'agit d'une « voie navigable internationale », bien que les eaux du détroit bordent les côtes iraniennes et celles du sultanat d'Oman.

L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui « 500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie » pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine lancée contre l'Iran le 28 février.

« Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un État membre souverain de l'ONU », a écrit Esmaeil Baghaei sur X. « Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran », a souligné le porte-parole du ministère iranien.

« Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes », a-t-il ajouté.

Bonjour à toutes et à tous !

Bienvenue dans ce nouveau direct consacré à la guerre au Moyen-Orient pour la journée de ce jeudi 25 juin. Si vous avez manqué les événements de la veille, vous pouvez retrouver l'historique complet dans notre direct précédent :

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