EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: le protocole conclu avec les États-Unis est «la déclaration de défaite de l'Amérique», affirme l'Iran

EN DIRECT - Guerre au Moyen-Orient: le protocole conclu avec les États-Unis est «la déclaration de défaite de l'Amérique», affirme l'Iran

Le Sénat américain a adopté mardi 23 juin une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran. Il s'agit d'un revers avant tout symbolique pour Donald Trump puisque le texte n'aura pas force de loi. Un premier cycle des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran ⁠s'est achevé lundi ​en Suisse. L'Iran a répété de son côté vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, malgré l'annonce par Washington d'une levée des sanctions sur le pétrole iranien dans le cadre de ces pourparlers pour une fin à la guerre au Moyen-Orient. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a de nouveau exclu l'imposition par l'Iran de péages ou redevances sur Ormuz.

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Ce qu'il faut retenir

► Le Sénat américain a adopté mardi 23 juin une résolution pour ordonner le retrait des forces américaines dans le conflit face à l'Iran , un revers avant tout symbolique pour Donald Trump qui a fustigé ce texte. Il n'aura pas force de loi.

► Le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l'Amérique », a déclaré mercredi 24 juin le chef de l'équipe de négociation iranienne , Mohammad Bagher Ghalibaf.

►L'Organisation maritime internationale, agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, a annoncé le début de l'évacuation de quelque 11 000 marins bloqués dans le détroit d'Ormuz, « en étroite coopération avec l'Iran, Oman, tous les autres États côtiers de la région, les États-Unis et l'industrie maritime. »

► Alors qu' Israël et le Liban sont réunis à Washington pour une cinquième session de négociations , le président libanais Joseph Aoun a rappelé qu'il s'opposait à toute occupation israélienne dans le sud du pays . Sur le front, des tirs israéliens ont fait deux morts selon les autorités libanaises.

► La première séance de négociations entre les États-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient s'est achevée dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 juin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses . Au terme de la réunion, les médiateurs pakistanais et qatarien ont annoncé dans un communiqué que les deux pays se sont entendus sur une feuille de route pour conclure dans les 60 jours un accord définitif .

► Les États-Unis ont eux annoncé suspendre pour deux mois leurs sanctions visant le pétrole iranien , assurant que l'Iran accueillerait à nouveau des inspecteurs nucléaires.

Les stocks de pétrole diminuent encore aux États-Unis

Les stocks de pétrole commerciaux et stratégiques ont une nouvelle fois connu un fort repli la semaine dernière aux États-Unis, selon des chiffres officiels publiés mercredi, conséquence directe des troubles d'approvisionnement dans le golfe Persique.

D'après le rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), les réserves commerciales ont diminué d'environ 6,1 millions de barils lors de la période de sept jours achevée le 19 juin. Le marché tablait sur un recul bien moins marqué, de 3,6 millions, d'après la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.

Les stocks commerciaux atteignent désormais leur plus bas niveau depuis janvier 2025 (à un peu plus de 412 millions de barils). En parallèle, comme depuis plusieurs semaines, la réserve stratégique américaine (SPR) a encore diminué, d'environ 9,1 millions de barils. Elle est mise à contribution depuis le début du conflit au Moyen-Orient pour tempérer la flambée des prix de l'énergie.

Pour le moment, près de 84 millions de barils ont été prélevés, alors que Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient les réserves stratégiques fin février. Reste à voir si la reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz, depuis la signature la semaine dernière par les États-Unis et l'Iran d'un protocole d'accord, mettra fin à cet assèchement.

Ormuz: «Quelques semaines» sont nécessaires pour évacuer les marins, dit le patron de l'agence maritime de l'ONU à l'AFP

L'évacuation des 11 000 marins bloqués dans la région du Golfe à cause de la fermeture du détroit d'Ormuz devrait prendre « quelques semaines », a estimé mercredi le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, dans un entretien à l'AFP.

« Il nous faudra encore quelques semaines avant de pouvoir réellement terminer l'évacuation » de tous les marins, a-t-il déclaré à propos de l'opération d'évacuation, annoncée mardi par cette agence de l'ONU chargée de la sécurité en mer, qui doit permettre aux 600 bateaux immobilisés depuis le début de la guerre de quitter enfin la région.

Négociations entre les États-Unis et l'Iran: la levée des sanctions, un processus incertain

Depuis 1979, c'est un mille-feuilles de sanctions contre l'Iran qui s'est constitué, visant aussi bien le secteur pétrolier que bancaire iranien, mais aussi des centaines de sociétés gérées directement ou indirectement par le régime de Téhéran, sans parler des mesures visant individuellement les dignitaires iraniens ou leurs hommes de paille.

Israël: le ministre de la Défense affirme qu'il n'y a «aucune demande américaine» d'un retrait israélien du Liban

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré ce mercredi que les États-Unis n'avaient pas exigé d'Israël qu'il retire ses troupes du sud du Liban, une condition qui aurait été posée par Téhéran dans ses négociations avec Washington.

« Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et, à l'heure actuelle - et c'est un succès diplomatique - il n'y a aucune exigence américaine pour qu'Israël se retire du Liban », a déclaré M. Katz lors d'un entretien en marge d'une convention de responsables locaux à Tel-Aviv.

« Nous l'avons clairement indiqué - le Premier ministre au président (Donald Trump), et moi à (Pete) Hegseth, le secrétaire à la guerre : (...) nous sommes là pour protéger les habitants du nord » d'Israël, a-t-il ajouté, interrogé sur un éventuel retrait en cas de demande hypothétique des États-Unis.

Rafael Grossi clarifie les termes concernant les inspections des installations nucléaires iraniennes

Pour le patron de l’AIEA, le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran ne laisse aucune ambiguïté. Il prévoit bien le retour de ses inspecteurs. L’enjeu est majeur : permettre à l’Agence de vérifier de manière indépendante que les activités nucléaires du pays restent strictement pacifiques. Pour Rafael Grossi, la question n’est pas tant de savoir si ces inspections auront lieu, mais quand elles pourront être organisées.

« Le paragraphe 8 du protocole d'accord indique explicitement que les activités nucléaires qui seront menées en lien avec des matières et installations nucléaires seront supervisées par l'AIEA, en toutes lettres », rappelle Rafael Grossi. « Évidemment, pour cela, nous devrons procéder à des inspections. Que ce soit après-demain, dans une semaine ou dans dix jours, c'est important mais pas essentiel. Cela aura donc lieu. Bien sûr, à condition que l'Iran veuille respecter l'accord. S'ils ne le souhaitent pas, c'est une autre affaire. »

Ces déclarations interviennent alors que l'Iran dément tout accord sur les inspections à ce stade. Si ces dernières surviennent, ce ne serait qu'après la signature d'un accord final avec les États-Unis, a dit encore ce mercredi Kazem Gharibabadi, le négociateur iranien pour le nucléaire.

Liban: deux morts dans une frappe israélienne contre une voiture dans le sud

Une frappe de drone israélien contre un véhicule a fait deux morts mercredi dans la région de Nabatiyé dans le sud du Liban, où des tirs israéliens avaient aussi fait deux morts la veille, selon un média d'État.

Malgré une accalmie au Liban depuis samedi soir, après l'annonce américaine d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, l'armée israélienne a en outre indiqué plus tôt avoir mené une frappe dans une autre localité de la région, contre deux membres du groupe pro-iranien dans la zone qu'elle occupe.

Des pourparlers entre l'Iran et les pays du Golfe pour une réconciliation prévus en Arabie saoudite

Des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, a affirmé mercredi à l'AFP un diplomate au fait des préparatifs. Un sommet régional visant à renouer les liens entre les États arabes du Golfe, l'Iran et potentiellement d'autres pays voisins après la guerre au Moyen-Orient devrait se tenir dans la capitale saoudienne, Riyad, indépendamment des pourparlers en cours entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré ce diplomate, sans préciser la date prévue de la rencontre.

Le baril de Brent sous les 75 dollars pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient

Le baril de pétrole Brent, référence mondiale du brut, est tombé mercredi sous la barre des 75 dollars pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le marché étant rassuré par la reprise progressive du trafic dans le détroit d'Ormuz. En repli depuis l'annonce la semaine dernière d'un accord entre Téhéran et Washington pour mettre fin au conflit et rétablir le transit dans ce passage maritime stratégique, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 3,05% vers 12h10 TU (14h10 à Paris), à 74,73 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, chutait de 2,94%, à 71,06 dollars.

Israël dit avoir mené une frappe contre deux membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a indiqué avoir mené une frappe contre deux membres du Hezbollah dans une zone du sud du Liban où sont déployés des soldats israéliens. « Les soldats de Tsahal opérant dans la zone de la crête d'Ali al-Taher, à l'intérieur de la zone de sécurité, ont identifié deux terroristes armés du Hezbollah à proximité de cette zone, représentant une menace immédiate pour eux », a affirmé l'armée dans un communiqué. « À la suite de cette identification, l'armée de l'air israélienne ainsi que les soldats ont mené une frappe contre les terroristes afin d'éliminer cette menace », a-t-elle ajouté. Cette frappe survient alors que le Liban et Israël ont entamé mardi à Washington une cinquième session de négociations directes entre les deux pays, auxquelles s'oppose le Hezbollah pro-iranien. L'armée israélienne avait tiré mardi, lors de deux incidents séparés, sur des groupes de personnes qu'elle a présentés comme des « terroristes », faisant au moins deux morts selon les autorités libanaises.

🎧 Dans le détroit d'Ormuz, près de 15 000 marins bloqués

C'est une opération logistique hors normes. L'Organisation maritime internationale (OMI) annonce un plan d'évacuation pour plusieurs milliers de marins bloqués dans le détroit d'Ormuz. Encore peu de détails sur le déroulé des opérations. « Les conditions de sécurité » sont cependant réunies, affirme cette organisation de l'ONU. Au moins 11 000 marins doivent être évacués. Ils seraient en réalité bien plus nombreux encore bloqués dans la région, en particulier du côté indien, affirme le syndicat des marins du pays Forward Seamen's Union of India (FSUI). Manoj Yadav, son secrétaire général : « Je peux vous dire qu’il y a plus de 15 000 marins indiens dans la région, car l’OMI ne compte pas ceux qui travaillent sur les petites embarcations dans les ports ou dans les champs pétroliers », affirme-t-il.

Le Premier ministre qatari à Oman pour préparer des discussions entre l'Iran et des pays du Golfe sur Ormuz

Le Premier ministre qatari s'est rendu mercredi à Oman pour préparer des discussions entre des pays du Golfe, l'Irak et l'Iran sur le détroit d'Ormuz, a indiqué à l'AFP un diplomate au fait des négociations. Ces pourparlers sont distincts des négociations entre Washington et Téhéran, a précisé ce diplomate sous couvert d'anonymat. Il a également fait état de discussions séparées devant se tenir en Arabie saoudite en vue d'une réconciliation entre l'Iran et des pays du Golfe.

🔍L'assureur Allianz pointe le surcoût pour le commerce maritime du blocage du détroit d'Ormuz

C’est l’un des principaux points d’achoppement entre Washington et Téhéran : les conditions du déblocage du détroit d’Ormuz. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a réaffirmé que Washington n'accepterait ni péage, ni redevance sur cette « voie navigable internationale ».

125 milliards de dollars de cargaison. 1150 navires sont toujours bloqués dans le détroit. Selon un rapport de l’assureur Allianz paru ce mercredi 24 juin, la valeur des navires bloqués et de leur cargaison s’établit à 125 milliards de dollars. Le premier assureur allemand estime qu’il faudra des semaines pour fluidifier le trafic, et met en garde contre le surcoût pour le commerce maritime mondial.

« La navigation est l’otage de ce conflit ». C’est le résumé fait par un expert en assurance maritime chez Allianz Commercial. Le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran n'a pas mis fin à l’incertitude pour les acteurs du commerce maritime.  La preuve en a encore été faite ce week-end avec l'annonce par l'Iran de la fermeture du détroit.

Surcoûts d’assurance. Dans son rapport, le groupe Allianz met en garde contre les surcoûts d’assurance des demandes d’indemnisation pour des dommages causés par des missiles et des drones, mais aussi les surcoûts liés aux menaces pesant sur les équipages. 14 marins ont perdu la vie depuis le début de la guerre, selon l'Organisation maritime internationale (OMI).

Modification de la perception du risque. Selon Allianz, la fermeture du détroit a surtout modifié la perception du risque pour les assureurs et révélé peut-être plus que jamais la vulnérabilité du commerce maritime mondial face à une poignée de points de passage maritimes stratégiques devenus des cibles au cœur de plusieurs conflits. Plusieurs dirigeants du secteur maritime ont déclaré qu'ils allaient probablement investir davantage dans des routes alternatives.

Marco Rubio s'engage auprès du président émirati à garantir la sécurité des Émirats

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a discuté mardi de l'accord entre les États-Unis et l'Iran avec le président émirati Mohammed ben Zayed, à Abou Dhabi, et s'est engagé à garantir la sécurité de son pays.  « Ils ont évoqué le protocole d'accord conclu par le président Trump avec l'Iran, les efforts visant à garantir un passage total et sécurisé dans le détroit d'Ormuz, ainsi que l'importance de la paix et de la stabilité dans la région », a affirmé son porte-parole Tommy Pigott, ajoutant que Marco Rubio avait « réaffirmé l'engagement des États-Unis en faveur de la sécurité des Émirats ».

🔍 Une tournée afin de rassurer les monarchies du Golfe pour Marco Rubio

Le secrétaire d'État américain est en tournée dans le Golfe, auprès des alliés de Washington. Marco Rubio est arrivé aux Émirats arabes unis et enchainera dans la journée avec des étapes au Koweït et à Bahreïn. Ce jeudi 25 juin, il participera à une réunion des six monarchies du Conseil de coopération du Golfe.

« Rassurer » les alliés des États-Unis. En atterrissant dans la région dès mardi dans la soirée, le chef de la diplomatie américaine a dit qu'il voulait « rassurer » les alliés des États-Unis, à l'heure où Washington a entamé des négociations avec l'Iran. On sait les pays du Golfe inquiets de la navigation dans le détroit d'Ormuz, l'un des principaux contentieux de la discussion en cours entre Téhéran et Washington. C'est une préoccupation des monarchies pétrolières du Golfe, pour qui la libre circulation dans le détroit est vitale économiquement, explique Nicolas Falez , du service international de RFI.

Missiles iraniens tombés sur les monarchies du Golfe. L’une des préoccupations aussi est ce qui ne figure pas à l'ordre du jour des discussions États-Unis/Iran, à commencer par la question des missiles iraniens. Des missiles et des drones iraniens qui se sont abattus en nombre sur les monarchies du Golfe pendant la guerre.

Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn. Marco Rubio se rend successivement dans les trois pays qui ont le plus souffert des représailles que l'Iran a lancées lorsqu'il a été attaqué par les États-Unis et Israël le 28 février dernier. Près de 3 000 drones et missiles iraniens recensés pour les seuls Émirats arabes unis.

Tenter de dissuader les États-Unis de se lancer dans cette guerre. Les pays du Golfe ont tout fait pour tenter de dissuader les États-Unis de se lancer dans cette guerre. Ils en subissent aujourd'hui les conséquences, et c'est leur modèle tout entier qui est remis en question : adieu la prospérité et la stabilité garanties par les États-Unis.

Pas de rupture en vue entre les États-Unis et les monarchies du Golfe. C’est une crise de confiance entre les monarchies du Golfe et l'allié américain, mais il n’y a pas de rupture en vue. Plutôt la recherche d'alliances multiples, une diversification des partenariats politiques, sécuritaires et économiques, pour s'affranchir d'un allié qui s'est montré bien peu fiable ces derniers mois.

L'AIEA assure que les inspections nucléaires en Iran «auront lieu»

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a affirmé que les inspections de sites nucléaires iraniens auraient bien lieu, sans pouvoir dire à ce stade quand. Le protocole d'accord signé par Washington et Téhéran dit « explicitement » que les activités nucléaires qui seront menées pour diluer l'uranium hautement enrichi « seront supervisées par l'AIEA » et « pour ça, évidemment, il faudra que nous procédions à des inspections », a déclaré M. Grossi, en marge d'une visite au Japon. Il a ajouté que la date et les lieux d'inspection étaient en discussion, la décision devant être bientôt prise « en collaboration et en coopération avec le gouvernement iranien ».

Les pourparlers techniques USA-Iran reprendront «la semaine prochaine», affirme le médiateur pakistanais

Les pourparlers techniques entre les États-Unis et l'Iran reprendront « la semaine prochaine », a annoncé mercredi le Pakistan, pays médiateur dans ce processus destiné à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. « Les pourparlers reprendront la semaine prochaine, je pense mardi », a déclaré lors d'un point presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, évoquant aussi la possibilité que ces pourparlers, dont le premier round a eu lieu en début de semaine en Suisse, puissent reprendre lundi ou mercredi prochains.

Pour l'Iran, le protocole conclu avec les États-Unis est «la déclaration de défaite de l'Amérique»

Le protocole d'accord conclu entre l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre est « la déclaration de défaite de l'Amérique », a déclaré mercredi 24 juin le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf. « Le mémorandum d'entente d'Islamabad n'est pas le fruit de pressions ou de la coercition, mais plutôt celui de la résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne », a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d'une conférence à Bakou en Azerbaïdjan, retransmise à la télévision iranienne. « C'est pourquoi le mémorandum d'entente d'Islamabad a pris la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique », a dit celui qui est aussi le président du Parlement, ajoutant que la sécurité au Moyen-Orient devait dorénavant être assurée par les pays de la région.

Entretien téléphonique entre l'Iran et le Hamas à propos des pourparlers Téhéran-Washington

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'est entretenu avec un haut responsable du Hamas palestinien au sujet des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis, a rapporté mercredi la télévision d'État, sur fond de tractations diplomatiques pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.Abbas Araghchi a également discuté avec Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement islamiste palestinien allié de l'Iran, des « derniers développements » dans la région ainsi que de « la Palestine », a ajouté la télévision iranienne.

Cet appel intervient après la conclusion la semaine dernière entre l'Iran et les États-Unis du protocole d'accord pour mettre fin durablement aux hostilités au Moyen-Orient. Le texte ne mentionne pas Gaza mais prévoit « la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ». Le Hamas avait salué l'accord et espéré qu'il aiderait également à mettre fin aux violences dans la bande de Gaza, dévastée par deux ans de guerre avec Israël. L'Iran est un fervent soutien de la cause palestinienne et en fait un pilier de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique en 1979.

Marco Rubio entame aux Émirats arabes unis sa tournée éclair dans le Golfe

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'entretient mercredi avec les autorités des Émirats arabes unis, au premier jour d'une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient. Arrivé la veille au soir à Abou Dhabi, Marco Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Marco Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Israël et le Liban discutent d'un transfert de contrôle de territoires à l'armée libanaise

Israël ⁠et le Liban ​discutent d'un projet pilote soutenu par les États-Unis ​dans le cadre duquel les troupes israéliennes céderaient le contrôle de certains territoires du Sud-Liban aux forces armées ​du ‌pays du Cèdre, ont déclaré trois ⁠responsables israéliens. Les mêmes sources ont précisé que les soldats ‌libanais concernés suivraient une formation dispensée par les ⁠États-Unis et feraient l'objet d'une vérification de leurs antécédents afin de s'assurer qu'ils n'ont aucun ​lien avec le Hezbollah, tandis qu'Israël maintiendrait ‌une présence militaire dans la « zone tampon » qu'il a établie au Sud-Liban, selon l'agence Reuters.

Interrogé sur les propos des sources israéliennes, un ​haut responsable libanais chargé de la sécurité a déclaré que les discussions continuaient ‌à Washington et que la journée de mercredi serait consacrée à des échanges entre militaires, y compris au sujet de zones pilotes. Il a ajouté que les pourparlers porteraient sur un calendrier de retrait des ‌troupes israéliennes et qu'un éventuel plan ne serait établi qu'après la dernière journée d'échanges, prévue jeudi. Ce responsable libanais n'a pas commenté ​la vérification potentielle des antécédents des soldats libanais par les États-Unis.

Le Liban a entamé mardi 23 juin à ‌Washington un nouveau cycle de discussions avec Israël, Beyrouth tenant à ​poursuivre des négociations directes éclipsées par la décision de l'Iran d'inclure le pays du Cèdre dans ses pourparlers ​avec les États-Unis. L'un des principaux objectifs de ​Beyrouth est d'obtenir un retrait de ​l'armée israélienne alors que celle-ci occupe une partie du Sud-Liban dans le ​cadre de son offensive contre le Hezbollah, qui s'étire depuis le 2 mars. Cet espoir s'est jusqu'à présent heurté aux déclarations inflexibles de l'État hébreu, ⁠dont de nombreux responsables souhaitent que l'armée israélienne continue d'occuper indéfiniment ⁠le sud ​du Liban.

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