
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a appelé mercredi 17 juin le pouvoir libanais à profiter du « moment charnière » du protocole d'accord Iran/États-Unis, alors qu'un nouveau round de négociations avec Israël est prévu la semaine prochaine.
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Dans un message télévisé, Naïm Qassem a félicité « le peuple iranien, la résistance et les peuples (...) assoiffés d’indépendance et de liberté pour cette grande victoire » qu’est l’accord entre Téhéran et Washington. Le chef du Hezbollah a appelé à « tirer profit » de cet accord irano-américain – qui inclut le front libanais selon des responsables iraniens et américains, et le médiateur pakistanais – pour « expulser Israël » du territoire du pays.
Le Liban mène depuis avril des négociations directes avec Israël sous l’égide de Washington, que le Hezbollah a rejetées et que Beyrouth a toujours dissociées des négociations américano-iraniennes. Le président libanais Joseph Aoun a d’ailleurs souligné mercredi dans un communiqué que « le processus des négociations » avec Israël était « indépendant » de l’accord entre les États-Unis et l’Iran.
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Une cinquième session de négociations est prévue la semaine prochaine à Washington entre le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques. « Les assurances que nous avons reçues, et sur quoi nous insistons, est que le processus des négociations est indépendant, même si nous appuyons certainement le cessez-le-feu et tout pays qui nous vient en aide, y compris l’Iran », a assuré le président libanais dans son communiqué. « L’État libanais est maître de ses décisions et mène pour la première fois les négociations, sans que personne ne négocie pour lui », a-t-il insisté.
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Refus de négocciations directes avec Israël
Naïm Qassem a, de son côté, réitéré son refus de négociations directes avec Israël, tout en affirmant qu’elles devaient se limiter à « la sécurité mutuelle », sans intégrer un quelconque « projet de désarmer » son mouvement, qui « ne passera pas ». Ce projet serait « une recette d’Israël pour tout s’approprier et détruire le pays », a-t-il fustigé. Il a appelé à laisser la question « interne » du désarmement « complètement » en dehors des négociations, au même titre que « les questions d’économie ou de stratégie sécuritaire nationale ». Et il a estimé que « la principale demande » du Liban doit être de « rétablir la souveraineté du pays ».
Le Liban a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à Téhéran. Israël a riposté par des bombardements massifs qui ont fait plus de 3 800 morts selon les autorités libanaises et a mené une offensive terrestre dans le sud du pays, où ses troupes occupent une partie du territoire. Depuis l’annonce de l’accord entre Téhéran et Washington, qui doit être signé en principe vendredi en Suisse, le Hezbollah a réduit la fréquence de ses tirs contre l’armée israélienne.
Les frappes israéliennes ont également diminué, mais elles ont fait cinq morts depuis lundi, selon un média d’État. L’armée israélienne a de son côté annoncé qu’une attaque de drone a blessé cinq de ses soldats dans le sud du Liban, où elle a précisé avoir intercepté « plusieurs roquettes » dirigées contre ses forces. Le Hezbollah n’a pour sa part revendiqué aucune attaque dans le sud du Liban mardi et mercredi, ni contre le nord d’Israël depuis l’annonce de l’accord.
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