
Le fils de la princesse héritière de Norvège, Marius Borg Hoiby, a été déclaré coupable, ce lundi 15 juin, de deux des quatre accusations de viol portées contre lui, et condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement ferme.
Publié le : 15/06/2026 - 09:53 Mis à jour le : 15/06/2026 - 10:25
En plus de deux viols, dont l'un perpétré en 2018 au domicile du couple princier à Skaugum, la sentence inclut des violences répétées envers une ancienne partenaire, des menaces et des infractions au code de la route. Dans cette affaire retentissante qui a terni l'image de la monarchie, Hoiby, issu d'une relation antérieure au mariage de sa mère Mette-Marit avec le prince héritier Haakon en 2001, devait répondre de 40 chefs d'accusation.
Cet homme de 29 ans, sans fonction officielle ni emploi stable, contestait les charges les plus sérieuses, à savoir les viols de quatre femmes incapables de résister, ainsi que des violences récurrentes contre une ex-compagne. Pour des raisons de santé non spécifiées, Hoiby, en détention provisoire depuis début février, n'était pas physiquement présent lors de la lecture du verdict, qu'il a suivie par liaison vidéo depuis sa prison.
Le parquet avait réclamé une peine de sept ans et sept mois de prison. De son côté, la défense avait plaidé pour un acquittement sur les accusations de viol et sollicité une peine d'un an et demi d'emprisonnement pour les autres faits. Hoiby avait admis certains chefs d'accusation, notamment le transport de 3,5 kg de cannabis, des atteintes à l'intégrité physique et des menaces.
Une vie marquée par les excès
Le procès, qui s'est déroulé du 3 février au 19 mars, a mis en lumière la vie débordante du jeune homme, projeté dans la sphère publique dès l'âge de trois ans par la liaison entre Mette-Marit et Haakon. « Je suis surtout connu comme le fils de ma mère, pas comme autre chose. J'ai donc eu un besoin de reconnaissance extrêmement élevé toute ma vie », a-t-il déclaré au deuxième jour du procès. « Et cela s'est traduit par beaucoup de sexe, beaucoup de drogues et beaucoup d'alcool », a-t-il ajouté.
Les viols dont il était accusé auraient, selon l'accusation, été perpétrés entre 2018 et 2024 à la suite de soirées festives où Hoiby avait consommé alcool et stupéfiants. À chaque fois, des relations sexuelles consenties auraient été suivies d'autres actes, illégaux ceux-ci, les jeunes femmes semblant alors endormies. Le débat judiciaire a notamment porté sur l'état de conscience des victimes présumées et sur ce que Hoiby pouvait percevoir au moment des faits.
Dans son réquisitoire, le procureur Sturla Henriksbo a dépeint un accusé « qui se croit tout permis ». Malgré ses explications confuses et ses trous de mémoire, Hoiby a insisté sur le fait qu'il n'avait pas « l'habitude d'avoir des rapports sexuels avec des femmes qui dorment ». Il a également dénoncé la pression médiatique qui, selon lui, a fait de lui « un monstre », « cible de la haine de toute la Norvège ».
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