L'armée israélienne écarte les voitures électriques chinoises pour des raisons de sécurité

L'armée israélienne écarte les voitures électriques chinoises pour des raisons de sécurité — World News | Versia.media

Israël, l’allié le plus proche des États-Unis, a choisi de renoncer aux véhicules électriques chinois pour son armée. Il y a tout juste une semaine, le Pentagone a diffusé une liste noire des entreprises chinoises interdites de conclure des contrats avec l’armée américaine en raison de leurs présumés liens avec les forces militaires chinoises. Pékin avait immédiatement condamné ces pratiques discriminatoires de Washington.

Publié le : 14/06/2026 - 22:06

Une enquête du quotidien *Haaretz* rendue publique ce dimanche 14 juin révèle que l’armée, ainsi que les services de renseignement israéliens et même plusieurs sociétés du secteur de la défense, ont considérablement limité l’usage de véhicules électriques chinois.

Les fabricants chinois représentent pourtant près de la moitié des ventes de véhicules en Israël. Mais depuis quelques jours, des entreprises qui proposaient des voitures électriques fabriquées en Chine comme voitures de fonction à leurs employés sont revenues sur leur décision. Quant à l’armée israélienne, elle interdit tout simplement à ses soldats possédant de tels véhicules de se garer à proximité de certaines bases.

BYD, le premier constructeur chinois, s’était pourtant défendu d’être « une entreprise militaire chinoise » ou même « un contributeur à la base industrielle de défense chinoise » lorsque l’entreprise avait été placée sur la liste noire du Pentagone.

Mais selon *Haaretz*, le gouvernement israélien invoque plutôt une question de cybersécurité et redoute que les données sensibles collectées par ces véhicules ne tombent entre les mains de l’armée chinoise.

Une entreprise chinoise poursuit le Pentagone après son inscription sur liste noire

Le groupe pharmaceutique chinois WuXi AppTec a intenté jeudi une action en justice contre le Pentagone américain, qui l’a ajouté à une liste de sociétés soupçonnées de collaborer avec l’armée de Pékin. La plainte, déposée devant une cour fédérale, dénonce une classification « fruit de pressions politiques et d’allégations inexactes et infondées » qui « ont causé un préjudice considérable à sa réputation, ses activités commerciales et ses opérations ». La liste publiée lundi 8 juin comprend 80 autres entreprises et filiales, dont le géant du commerce en ligne Alibaba, le moteur de recherche Baidu et le constructeur de véhicules électriques BYD.

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