L'Afrique du Sud annonce avoir renvoyé 2745 étrangers en une semaine

L'Afrique du Sud annonce avoir renvoyé 2745 étrangers en une semaine — World News | Versia.media

L'Afrique du Sud a renvoyé 2 745 ressortissants étrangers dans les sept jours suivant l'engagement du président Cyril Ramaphosa de renforcer la répression contre l'immigration clandestine, a déclaré dimanche 14 juin le ministre de l'Intérieur.

Publié le : 14/06/2026 - 21:41

Le chef de l'État, Cyril Ramaphosa, avait reconnu les préoccupations liées à l'immigration illégale, tout en mettant en garde contre toute forme de justice personnelle. Les autorités ont précisé que la majorité des personnes rapatriées étaient des migrants en situation irrégulière.

Le pays est secoué par des manifestations xénophobes depuis plusieurs mois.

Les récents pillages de magasins et les attaques ciblant des étrangers ont conduit des citoyens du Nigeria, du Malawi, du Ghana, du Zimbabwe et du Mozambique à accepter un rapatriement volontaire organisé par leurs gouvernements respectifs.

À lire aussi Violences xénophobes en Afrique du Sud: Ramaphosa dénonce des groupes cherchant à «déstabiliser le pays»

Le comité interministériel sur la migration s'est adressé ce dimanche à la presse pour faire le point sur les mesures mises en œuvre contre l'immigration illégale, alors que de nombreux Sud-Africains manifestent, parfois avec une grande violence, depuis plusieurs mois, exigeant le départ des étrangers illégaux avant le 30 juin. Au moins deux Mozambicains ont déjà perdu la vie ; à Durban, des milliers de citoyens du Malawi se sont rassemblés dans un camp de fortune pour échapper aux violences, et plusieurs pays, dont le Ghana et le Nigeria, organisent des rapatriements.

À lire aussi En Afrique du Sud, des voix s'élèvent contre la xénophobie grandissante

Le gouvernement cherche à apaiser les craintes

La ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, qui préside ce comité sur la migration, a principalement cherché à rassurer afin d'éviter une escalade le 30 juin prochain.

« Nous voulons rassurer tous les Sud-Africains : le gouvernement a parfaitement la situation sous contrôle et gère activement le problème de l'immigration clandestine. L'Autorité de gestion des frontières a déployé des technologies de pointe, notamment des drones et des caméras thermiques. Suite au discours du président dimanche dernier, une campagne de sensibilisation contre la corruption a été lancée le mercredi 10 juin, afin de lutter de manière proactive contre les problèmes de corruption aux frontières », a indiqué la ministre.

Nous tenons également à souligner que les droits constitutionnels impliquent des obligations et des responsabilités. L'une d'elles est de manifester pacifiquement et d'éviter la violence et le chaos dans l'exercice de ces droits. Nous avons observé avec préoccupation que certains citoyens persistent à effectuer des contrôles d'identité et d'autres mesures de contrôle migratoire. Ces actions sont illégales et doivent cesser immédiatement. Toute marche ou manifestation prévue doit se dérouler dans le cadre de la loi.

Nous tenons également à souligner que les droits constitutionnels impliquent des obligations et des responsabilités. L'une d'elles est de manifester pacifiquement et d'éviter la violence et le chaos dans l'exercice de ces droits. Nous avons observé avec préoccupation que certains citoyens persistent à effectuer des contrôles d'identité et d'autres mesures de contrôle migratoire. Ces actions sont illégales et doivent cesser immédiatement. Toute marche ou manifestation prévue doit se dérouler dans le cadre de la loi.

La ministre de la justice, Mmamoloko Kubayi: «Les droits constitutionnels impliquent des obligations et des responsabilités»

À lire aussi Xénophobie en Afrique du Sud: 5000 Malawites espèrent un rapatriement depuis Durban

Newsletter Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI

← World News