
La France accueille pour trois jours, à compter de ce lundi 15 juin, le sommet du G7 à Évian. La cité et ses environs sont déjà placés sous une surveillance renforcée. Environ 14 000 personnes sont déployées côté français. Pendant ce temps, de l’autre côté du lac Léman, au moins 20 000 individus ont manifesté à Genève, en Suisse, pour protester contre ce sommet auquel prendront part de nombreux chefs d’État et de gouvernement, notamment le président américain Donald Trump.
Publié le : 14/06/2026 - 23:05
Des forces de l’ordre, des gendarmes, mais aussi des militaires et des pompiers, avec un déploiement exceptionnel de moyens matériels incluant des radars, des systèmes de défense sol-air et des dispositifs anti-drones. L’ensemble des unités de sécurité sont mobilisées pour garantir le bon déroulement du sommet du G7 à Évian, indique notre envoyée spéciale sur place, Valérie Gas.
Au sol, dès la sortie du train, les passeports sont vérifiés, et dans les airs, tous les aéronefs survolant la zone doivent être accrédités. Le trafic aérien est également sous contrôle côté français et côté suisse, où 4 000 soldats ont été déployés, car c’est sur l’aéroport de Genève, tout proche, que tous les chefs d’État et de gouvernement invités au sommet atterriront avant d’être transportés à Évian.
Cette petite localité située sur les rives du lac Léman, habituellement envahie par les touristes venus profiter d’une cure thermale, va devenir pendant trois jours le centre du monde et passer en « zone rouge ». Un périmètre totalement bouclé, où il est impossible d’entrer ou de circuler sans le badge approprié, après avoir subi des fouilles. L’hôtel Royal, où les dirigeants se réuniront, constitue une « bulle » hyperprotégée.
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Un sommet contesté
Mais c’est bien en Suisse que la contestation s’organise, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Elle est renforcée par la présence annoncée de Donald Trump. Environ 20 000 manifestants ont participé au rassemblement à Genève. Le président américain était représenté sur de nombreuses pancartes, souvent de manière peu flatteuse. Certains n’hésitaient pas à rappeler ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.
Thibaud est venu de France pour manifester contre le G7 : « Le G7 en lui-même incarne une façon de gérer la géopolitique mondiale et un impérialisme déjà problématique, mais d’autant plus. En effet, la figure de Trump représente encore plus un fascisme débridé en fait », affirme le manifestant.
Maxime, quant à lui, habite Genève. Et il n’oublie pas les coupes dans les organisations internationales décidées par le président américain : « On trouve un peu insupportable que le G7 ait lieu à quelques kilomètres de l’ONU notamment, sachant que Donald Trump a licencié pas mal de gens. On voit qu’il y a un drame humain qui se produit, et on trouve ça insupportable que les pays du G7 continuent à se plier à Donald Trump », insiste Maxime.
À l’arrière du cortège, des groupes organisés de casseurs ont tenté de s’attaquer à plusieurs bâtiments : des banques, des multinationales, ainsi que l’Organisation internationale du travail. Des voitures ont été brûlées. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Cela n’a pas perturbé la manifestation, qui s’est déroulée dans le calme la plupart du temps. Mais les forces de l’ordre restent vigilantes. La nuit pourrait entraîner de nouveaux incidents.
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